Information sur les parrainages
LTGA aide deux groupes de jeunes :
- des lycéens à Yako (35 en 2007-2008)

- des lycéens et des étudiants à Ouagadougou (17 en 2007-2008)

Chaque année, de nombreuses demandes de parrainage nous parviennent en faveur de jeunes qui sont au lycée (de la cinquième à la Terminale), à l’Université ou en CAP, BEP, BTS.
Seul le Chef connaît la situation matérielle des familles, c’est donc auprès de lui que les demandes sont rassemblées. Sa décision prend aussi en compte la situation scolaire du candidat (bulletins scolaires de l’année précédente, éventuel doublage d’une classe, etc). En cas d’exclusion de l’école, le parrainage cesse.
Une moyenne annuelle de 8/20 est exigée pour qu’un élève soit repris en parrainage s’il double, 7/20 pour ceux qui sont en classe d’examen ou étudiants.
Le fonctionnement du parrainage
Entrer au lycée implique un bouleversement complet de la vie des jeunes :
- Ils doivent quitter le village pour la ville, cela entraîne des coûts importants.
- Il leur faut se loger chez un tuteur, souvent à plusieurs pour diminuer les frais.
- Ils doivent assumer leur quotidien, en particulier préparer leurs repas.
Lycéens de Yako
Selon le Chef, le meilleur moyen de les aider, c’est de leur acheter le mil ou le riz, base – et souvent élément unique – de leur alimentation et le pétrole de leur lampe.
Ils reçoivent l’équivalent de 8 € pour leur nourriture et leur logement, de 11.50 euros s'ils sont en second cycle, car ils bénéficient alors de la cantine à midi.
Bien entendu, un parrain peut se charger de plusieurs élèves.
Lycéens et étudiants à Ouagadougou
Ils reçoivent 20 € par mois pour leur logement et leur nourriture s’ils sont lycéens et 24.50 € par mois s’ils sont étudiants.
Tous les élèves du secondaire doivent faire face à de lourdes dépenses au début de chaque année scolaire : les frais d’inscription (de 150 à 300 €) et les dépenses pour les fournitures (entre 30 et 60 €).
La plupart du temps, ils sont dans l’incapacité de payer leur inscription et les fournitures en début d’année, ces frais sont très variables suivant l’endroit où ils s’inscrivent.
Il est important de savoir que la formation dans le privé est la seule vraiment sérieuse au Burkina et après les études techniques, les jeunes trouvent du travail, ce qui n’est à peu près jamais le cas quand ils sortent de l'enseignement public.
En résumé:
Vous pouvez choisir une des formules suivantes:
- Donner 8 € par mois pour assurer la nourriture d’un lycéen du 1er cycle ou 11.50 pour un élève du second cycle .
- Donner 20 € par mois pour assurer le logement et la nourriture d’un lycéen ou donner 24 € pour un étudiant.
- Ajouter à ces 8 ou 24 € le paiement complet ou partiel de son inscription et/ou ses fournitures.
Quelle que soit la solution choisie, sachez que les études sont aussi
longues qu’en France et qu’un parrain s’engage moralement à assumer le
jeune pendant toute la durée de sa formation - sauf bien entendu cas de
force majeure - jusqu’à ce qu’il ait un travail et puisse se débrouiller
seul.
Modes du paiement
Le parrain choisit le mode qui lui convient:
➢ Certains envoient au siège de l’association 4 chèques que nous encaissons au début de chaque trimestreTous les versements faits dans le cadre du parrainage donnent droit à un reçu fiscal en fin d'année.
Nos partenaires pour la gestion des parrainages
Dans chacune des villes de Yako et Ouagadougou, un Burkinabé a pris en
charge le contact avec les parrainés et la distribution de leur pécule
mois après mois.
Petits aperçus du quotidien des parrainés

Leurs quelques rares vêtements sont rangés à cheval sur une corde ou suspendus à un clou et pourtant ils réussissent à être toujours impeccables quand ils se rendent en classe ou lors de nos rencontres. Quant à leurs livres et cahiers ils n’ont souvent rien pour les ranger.
Les termites s’attaquent à tout objet en papier, cahiers et même livres.
Il faut chercher l’eau à la pompe parfois distante.
Les lycéens sont en très grande majorité des garçons. Alors que chez eux, au village dans la concession familiale, c’était les femmes qui cuisaient le to (farine de mil cuite longuement) et confectionnaient les sauces, du jour au lendemain, ils doivent assumer leur intendance.
Passer un bac ou simplement réussir un brevet est pour eux une vraie performance dans un contexte scolaire dont les exigences sont élevées.
La formation, c'est l'avenir du pays
Les aider, c'est participer au développement