Jardins scolaires:Leur rôle est plus grand que leur taille!
4 écoles ont installé un de ces jardins
Au cours des rencontres avec les enseignants, nous leur demandions quels étaient leurs besoins. Les premières demandes ont souvent concerné soit l'accès à l'eau pour créer un jardin, soit la fourniture d'arrosoirs ou de grillage pour leur entretien. Tous ont insisté sur leur importance.
Ces jardins sont partagés en petits « vaseaux « où les élèves, aidés par les enseignants et des parents, sèment ou repiquent des plantes destinées à l'alimentation. Pas question, ici, de cultiver des fleurs!
Pourquoi cet intérêt ?
Certes, ils constituent un lieu d'exercice : calcul des superficies, par exemple.
Ils sont également un lieu de formation pour ces enfants de cultivateurs: leur apprendre à produire ce qu'ils consommeront en optimisant les chances de réussite et en économisant l'eau si précieuse : les élèves arrosent le matin lorsqu'ils arrivent à l'école, vers 7h/7h30 et le soir, à la fin des cours, à 17h (il fait nuit vers 18h30).
Mais surtout, ils apportent un complément non négligeable à l'élaboration des repas servis à midi aux élèves. Il faut signaler que cette année, la dotation de l'Etat pour les cantines scolaires n'est arrivée qu'en janvier (les cours avaient débuté en octobre...), et elle ne permet d'assurer la fourniture des repas que pendant un mois et demi ! Or, à midi, la majorité des enfants ne peut rentrer manger avec les parents dans la concession familiale trop éloignée de l'école.
Tomates, poivrons, choux, oseille sont utilisés pour confectionner des sauces qui donneront de la saveur au riz et un complément nutritif, mais ne sont pas les seules cultures. Dans les classes, on peut voir les épis de maïs ou de mil, réservés comme semences.
Conscients de l'importance de la cantine, les parents « cotisent », prélèvent ce qu'ils peuvent sur la réserve familiale pour que la cantine fonctionne le plus longtemps possible.
« Ventre creux n'a pas d'oreilles » Le bon fonctionnement des cantines est une des clés de l'amélioration des résultats des élèves et de leur succès aux examens.
2012
Séjour de 2 adhérentes à Ouaga et Bcccc du 3 au 17 octobre
Le Barrage est plein Le barrage est plein jusqu’au bord en cette fin de saison pluvieuse, quel beau spectacle ! De très belles fleurs de nénuphars blancs s’y épanouissent.
Des arbres ont les pieds dans l’eau, ils accueillent les nombreux nids de deux espèces d’oiseaux : les tisserins qui font des nids en forme de petites boules en fibres tissées de 10 à 15 cm de diamètre et d’autres oiseaux noirs plus gros font des nids plus rudimentaires avec des morceaux de branches, un peu comme les nids des pies en Europe. Ce ne sont que pépiements et chants d’oiseaux.
Sur les rives du barrage, du riz (sur la rive, couleur fauve) et du mil (au fond, d’une teinte plus grise) vont être récoltés prochainement.
Une fois les récoltes terminées, les villageois commenceront le maraîchage qui, pensent-ils, pourra durer jusqu’en février.
Cette année l’hivernage a commencé relativement tard, les pluies ont cessé assez tôt. En octobre les villageois auraient bien aimé qu’il pleuve encore un peu pour faire gonfler les épis de mil et leur permettre une belle maturation ; le sol desséché, donc compact, rend difficile l’arrachage des plantes d’arachides, cela demande un effort plus grand et surtout on risque de perdre des arachides qui restent dans le sol.
En effet l’arachide est une plante étrange : elle produit des fleurs jaunes semblables à celles des pois, lorsque la plante a fleuri les tiges s’inclinent, le jeune fruit s’enterre et la cacahuète se développe sous la terre. Les habitants (surtout les femmes) sont actuellement très occupés par la récolte des haricots qu’il faut écosser, puis vaner pour enlever les déchets de la gousse sèche. Il faut aussi récolter les diverses plantes qui entrent dans la confection des sauces soit fraîches, soit séchées: oseille, gombo, feuilles de baobab, sésame etc.
Même si la récolte n’est pas exceptionnelle cette année, les villageois auront de quoi manger.
Les épis de petit mil que nous appelons millet sont relativement beaux, le mil a davantage de peine à gonfler et à mûrir sur les parcelles relativement sèches.
Séjour de 4 adhérents au Burkina
Le séjour de 17 jours s'est bien passé
Les visites dans les villages ont révélé que plusieurs dispensaires étaient en mauvais état (si une tôle du toit s'envole lors d'une tempête et que l'argent manque pour la remplcer tout de suite, les dégâts deviennent plus sérieux).
2 boulis (bassins de rétention d'eau de pluie) ont été creusés à Ribou et Kapon, ils sont superbes.
La construction des collèges avance, mais ce n'est pas encore gagné: les 4 jeunes scouts qui étaient du voyage ont ratissé et tamisé afin de préparer les 2 salles de classe de Boulma à recevoir la dalle. Ils ont ensuite fait des trous pour planter des arbres afin d'ombrager les alentours. LTGA acheté des nimiers qu'ils ont plantés. Les arbres à étage ne se trouvant qu'à Ouaga ont été achetés en fin de séjour. Ils doivent être plantés maintenant.
LTGA a participé à l'achat de matériaux pour les toits, fenêtres et portes.
La famine? de l'extérieur rien ne transparaît, de toutes les façons le repas unique de tô avec sauce, (bouillie de mil) se fait probablement moins fréquent et encore moins copieux, c'est dire!
Les infirmiers et sages femmes, eux, disent qu'ils donnent de plus en plus de rations distribuées par le PAM, ils sont livrés régulièrement. L'état commence à demander aux chefs de villages le nombre de familles très nécéciteuses. Il n'y a pas eu encore de retour. La banque de céréale de Boulma a été remplie, la distribution peu chère se met en place.
Il y a plus de palu et de maladies que d'habitude, les enfants, en particulier sont fragilisés. Il faut encore tenir presque 2 mois.
Personne ne demande, ils disent qu'ils se débrouillent. au moins une personne par famille va à la mine (ils gagnent un peu), les autres cultivent.
La pluie n'avait pas été bien régulière jusque là, permettant seulement de ne pas avoir à semer à nouveau. A la fin du séjour il y a eu de grosses pluies, en particulier à Boulma qui en manquait plus qu'ailleurs.
Solidarité avec Namassa
Le sport des uns pour lutter contre la faim des autres
Un cross a été organisé par le collège Françoise Dolto de Saint-Andiol et d'autres écoles environnantes pour récolter l'argent nécessaire au fonctionnement de la cantine de l'école de Namassa qui est en correspondance avec le collège de Saint-Andiol. Ce fut une fête de la solidarité, initiée par un professeur, soutenue par la Principale et d'autres enseignants et le personnel du collège. Certaines communes ont même participé financièrement, ainsi que des commerçants et entreprises. Tous les élèves l'ont préparée et y ont participé.
Enthousiasme et joie ont caractérisé cette manifestation. La somme récoltée est conséquente: 3000 euros!
Très belle initiative qui atténuera les effets de la pénurie alimentaire qui menace tant les récoltes ont été mauvaises l'an dernier faute de pluie.
Pédagogie et nourriture à l'école de Tampouy
L'équipe très dynamique des enseignants de Tampouy a créé un jardin potager scolaire, entretenu par les élèves, qui est doublement utile:
C'est là que se donnent les cours de travaux pratiques de maths: avec les petits du CP1, on y compte les légumes ou on mesure leur croissance, avec les plus grands, on y fait des calculs de surface ou de rendement au mètre carré, on y donne des cours de biologie appliquée.
C'est là aussi qu'on récolte les légumes pour la cantine.
Tout celà dans un espace soigneusement clôturé pour que le bétail ne vienne pas y brouter, ... et la clôture? Ce sont les tôles du toit de l'école qui s'étaient envolés lors d'un violent orage.
Sans parler du sens des responsabilités qui y pousse aussi, sans arrosage consciencieux, pas de légumes!
Retour du Burkina
5 adhérents viennent de
rentrer après un séjour de 2 ou 4 semaines au Burkina, riches de contacts
nombreux, administratifs et humains tant à Ouagadougou qu’à Boulma, Yako ou
dans les villages du canton de Toléha qui ont été visités.
Séjour dense avec des
moments forts, avec le sentiment qu’à mesure que les jours passent, ils
raccourcissent tant il y a de démarches à faire, de gens à voir, à recevoir, à
écouter.
2 collèges sortent de terre à Boulma et Kapon, un
exemple de courage et d’énergie.
Une grande nouvelle nous a
accueillis : deux chantiers de construction de collèges, l’un à Boulma,
l’autre à Kapon.
Des plansavaient été établis et une autorisation
de construire obtenue il y a un peu plus de deux ans, mais le financement
espéré n’avait pas été obtenu. Les habitants ont cependant retroussé leurs
manches, pris leurs pelles et leurs pioches et, quartier par quartier, se sont
mis bénévolement au travail à creuser les fondations ou fabriquer des briques
pour que les deux collèges puissent recevoir une première volée d’élèves de 6è
à la rentrés d’automne 2012. Ainsi l’autorisation de construire valable 3 ans
n’est pas devenue caduque.
Bien sûr LTGA a été sollicitée pour une aide au financement.
2011
Les pluies de l'hivernage sont venues très tard cette année et ont été très irrégulières dans la région de Toleha, les récoltes qui viennent de commencer sont donc très mauvaises. la situation alimentaire sera dramatique pour bien des familles. De plus le barrage de Boulma qui a suscité tant d'espoirs l'an dernier ne s'est pas rempli, le maraîchage sur les rives ne pourra guère se faire, l'eau manquera pour le bétail.
Une bonne année, l'eau devrait arriver au niveau de la digue (à droite de la photo).
Assemblée Générale du 2 avril
Comme de coutume, la rencontre a permis de nombreux échanges entre adhérents durant l'apéritif et le repas de midi.
La partie administrative s'est bien déroulée agrémentée de photos et vidéos du récent séjour et de la vie dans les villages de Toléha.
Une belle exposition-vente d'artisanat a permis aux adhérents de faire leurs emplettes et de faire preuve de générosité.
Le Canton de Toleha compte un vingt-deuxième village: Tampouy
Le 13 janvier lors de la première rencontre des arrivants avec le Chef
de Toleha à Ouagadougou, celui-ci annonce une nouvelle inattendue: la
population de Tampouy et son Chef coutumier ont fait une démarche auprès
du Chef de Toleha pour prouver que leur village fait partie du Canton
coutumier de Toleha, la validité de leur requête étant attestée par le
paiement d’une taxe coutumière.
Le Chef nous fait alors un petit historique de la création du Canton de Toleha:
Dans un temps lointain, après des querelles de succession, un chef mossi
s'était installé à Ouahigouya; puis, suite à des rivalités tribales,
une troupe avait fait sécession pour cohabiter avec la population de
Toleha qui était à Yako ville actuelle.
Des querelles avaient vu le jour par la suite entre les deux occupants
des lieux. Les premiers occupants de Yako se sont retirés dans une zone
où se trouvaient uniquement un clan de Chefs de terre.
Des contacts furent pris avec les Chefs de Terre des habitants qui
étaient là; un accord fut conclu : on allait mettre le feu à la brousse
et l'espace que parcourrait le feu correspondrait aux terres qui
seraient allouées aux arrivants. C'est ainsi que les limites du canton
de Toleha furent déterminées.
Tampouy est était dans cette zone, mais avec les découpages
administratifs des colons, le village a été oublié et c’est grâce aux
témoignages de quelques notables que le village a été intégré lors de
l’AG de l’ADT à Sagaré en mars 2009.
Une visite à Tampouy s'imposait donc,
ce premier contact fut une véritable fête tant l'accueil de la
population rassemblée a été chaleureux.
Des
besoins nous ont, bien sûr, été exprimés et nous avons payé les tôles,
portes et fenêtres d’un logement d’instituteur construit par le village.
Comme à l'accoutumée, la joie et la reconnaissance de la population
s'expriment par des cadeaux: nous sommes repartis avec du gombo séché, 4
coqs et un bélier.
Mardi 8 février Intervention au Collège Commandant Cousteau à Rognac
Les deux intervenants rentraient juste du Burkina, et c'est un "reportage photos" presque en direct que les petits sixième ont découvert. L'école de Boulma y était largement représentée, un petit film sur un cours de calcul au CP a même été projeté, le matériel scolaire rudimentaire -baguettes de bois, capsules de fanta, pierres ramassées sur la piste- a été un sujet d'étonnement et d'admiration pour nos jeunes enfants habitués à plus de "luxe"!
Le courrier africain a été remis au professeur.
La séance s'est terminée par une initiation à l'awalé, dans le bonheur général. Quelques boîtes à oeufs ont servi de support, ingéniosité que nos amis africains n'auraient pas reniée!
Samedi 22 janvier 2011
Inauguration du barrage de Boulma
Le Président prit la parole:
« Je voudrais vous raconter une belle histoire.
Il fut un temps où se trouvait ici un barrage qui conservait de l’eau toute l’année. Survinrent des difficultés assez importantes pour entraîner sa démolition. Des années et des années passèrent.
Il y a environ 8 ans, des villageois nous demandèrent de reconstruire cet ouvrage : lourde tâche pour une association telle que LTGA. Nous avons tout de même accepté d’y travailler.
Nous avons pris des contacts, cherché des partenaires, fait faire une étude technique par un entrepreneur de Ouagadougou.
Restait le problème financier : pendant 6 ans, nous avons monté des dossiers, fait des visites, sollicité toutes sortes d’organismes en France et à l’étranger.........sans succès. Un jour de novembre 2009, nous apprenions, grâce à un adhérent, qu’une personne, que nous ne connaissions pas encore, s’était intéressée à ce barrage et nous proposait un don assez important pour nous permettre sa reconstruction. L’argent venait d’où on ne l’attendait pas. Imaginez notre bonheur et celui des villageois de Boulma quand nous le leur avons annoncé. L’un d’eux m’a dit : « Si le barrage n’est pas encore fait, il est déjà dans notre tête ». Quelques-uns en ont perdu le sommeil plusieurs nuits de suite.
A partir de là, c’est allé très vite : grâce à Hilaire Dongobada, nous avons eu la chance de rencontrer Derek Lungren, un entrepreneur compétent et sérieux, et le chantier a ouvert le 8 février 2010. Malgré une grosse pluie hors saison en avril, nous avons pu signer la réception provisoire des travaux le 25 mai. Depuis ce jour-là, le barrage appartient à l’ADT (l’Association pour le Développement des villages de Toleha) qui a la responsabilité de son entretien et de sa gestion.
Je voudrais exprimer notre vive reconnaissance aux 6 ou 7 donateurs à des degrés divers et à tous ceux qui ont sué pendant les 3 mois de ce chantier. Il nous reste à souhaiter longue vie et prospérité à cet ouvrage et succès à ceux qui utiliseront son eau. Et je renouvelle nos remerciements à celle qui nous a envoyé cette grosse somme d’argent. J’espère qu’elle nous entend où qu’elle soit, car c’est une femme qui voyage beaucoup.»
Mercredi 4 janvier Intervention au Collège Françoise Dolto à Saint-Andiol
Nous sommes intervenus trois heures d'affilée au Collège de Saint Andiol auprès de plusieurs classes de cinquième . Cette visite, préparée par Madame GROS avec laquelle nous travaillons depuis des années, s'intégrait dans le projet d'établissement : il s'agissait de présenter aux élèves une association d'aide au développement et les types d'actions menées dans ce cadre au Burkina Faso. Nous avons ensuite parlé de l'école de Namassa et du système éducatif en vigueur là bas, une projection de photos a servi de support à notre propos, et comme toujours a suscité de nombreuses questions.