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Témoignage du directeur de l'école de Koussago

SelonYouddoufou Ouédraogo, directeur de l'école de Koussago les rapports du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Burkina Faso figure parmi les pays les plus pauvres de la planète. Devant cette réalité, tous les secteurs sociaux de base sont déjà à relever. C'est ainsi que depuis plus d'une décennie, l'ONG Libère ton Génie pour l'Afrique (LTGA) basée à Lambesc en France œuvre dans tous les villages du canton de Toléha (ancienne circonscription administrative dans la Province du Passoré) pour éradiquer la pauvreté dans cette zone.


La construction de retenues d'eau et de forages en passant par celui de logements, de salles de classe de même que l'octroi de fournitures scolaires aux élèves et aux maîtres, le soutien des activités génératrices de revenus pour les femmes et bien d'autres sont des actions à mettre à l'actif de cette jeune association.

A la commémoration de son dixième anniversaire (juillet 1998 à Boulma, chef-lieu du canton) le bilan faisait ressortir plusieurs millions de fcfa investis depuis sa création. La démarche participative et solidaire fait de la population bénéficiaire l'acteur principal de son développement et qui pourra à la longue autonomiser ces populations et favoriser un développement humain durable.


Vivement que les actions de cette association soient saluées et encouragées pour le bonheur de la population de Toleha.


Ouédraogo Youddoufou    
Directeur de l'école de Koussago

 


Témoignage du président des parrainés de Ouagadougou:

Je suis GANGO Sibiri Hermann, parrainé par Libère Ton Génie pour l'Afrique (LTGA ). Je suis responsable du groupe des  élèves et étudiants parrainés de Ouagadougou. Personnellement j'ai un sentiment de révérence envers le parrainage puisque mon parrain est pour moi comme un parent : un père, une mère. Tous les parrainés ont incontestablement le même sentiment d'autant plus que  des témoignages du genre ne manquent pas chaque fois qu'il y a rencontre.


Mais qu'en est-il de nos conditions de vie ?
Une tentative de réponse à cette question oblige à la considération de certains aspects sociaux notamment la nourriture, le loyer, le déplacement et divers.

La question de la nourriture:

Les étudiants inscrits dans les universités publiques ont une alternative dans l'obtention de leur pitance : au sein du campus dans le restaurant universitaire ( RU ) et naturellement à la maison . Grâce au parrainage ce problème est résolu même si des difficultés en la matière semblent être éprouvées par les étudiants en particulier ceux qui sont en location ; ce qui est le cas de la plupart. En réalité manger au RU est pour nous un pis-aller  parce l'attente prend plus d'une heure 30 mn de temps. Mais l'option pour le RU est vite faite compte ténu du moindre coût.

Le loyer

Le loyer est ce qui absorbe une importante partie de nos ressources. Là aussi je dois dire qu'avec la contribution de LTGA pour le  paiement du loyer, depuis quelque peu , il y a une satisfaction .

Le déplacement

D'abord il faudra comprendre que la circulation à Ouaga n'est pas chose facile : plein de risques d'accidents. La plupart d'entre nous se déplacent à vélos. C'est ce qui justifie compte tenu de la distance, le désir des étudiants à trouver des locaux non loin de l'université. Mais les locaux voisins du campus sont chers et presque introuvables.

Les divers

Ils concernent en général l'accès à la documentation et surtout à l'informatique. Cela fait partie aujourd'hui des études, mais les parrainés n'en sont pas moins à la traîne.

Au demeurant, nous souhaitons être toujours supportables pour les parrains afin de pouvoir terminer nos études et d'être un facteur d'encouragement au parrainage futur; c'est notre plus haut souhait. Seul le Bon Dieu saura bénir tous nos chers parrainés.

 


 

Le Chef s'exprime après son séjour en France :

Mon séjour de dix jours m'a permis de comprendre davantage l'organisation des adhérents de l'association LTGA autour des actions à mener tant en Europe qu'au Burkina. L'esprit d'équipe et de solidarité au sein de l'association favorise l'aboutissement des projets et le CA aura la tâche facile si l'accent est mis sur la diffusion de l'information: en effet, contrairement au Burkina, il est difficile d'aborder un Européen au sujet d'une association dont le but est de travailler bénévolement, mais des volontaires demeurent disponibles et prêts à participer. Les séances de projection de film dans les écoles et lors des rencontres doivent se poursuivre afin de faire connaître l'association.

Si LTGA existe toujours et continue de travailler en disposant de plus de moyens financiers et matériels, c'est grâce aux efforts de chacun de vous. certains adhérents étant toujours en activité ne disposent pas de temps pour être présents et participer sur le terrain en France et au Burkina, mais leur adhésion est précieuse. Il faut reconnaître qu'il y aura nécessité de songer à la succession du premier responsable de l'association qui travaille depuis plus de dix ans et est contraint à tout moment de faire les voyages et d'assister aux réunions pour ne citer que cela et à cet âge.
Il est très difficile pour moi de faire savoir à la population de Toléha les efforts inlassables que vous faites pour elle; vous constatez parfois des faits pas du tout cohérents lors de vos séjour au Burkina et lors des réalisations de certains projets et je souhaite un bon tempérament à tous.
Au nom de la population de Toléha, je vous remercie.


M.Kouda Chef de Toléha


 

Le Chef avait prévu de venir en France pour participer en personne à l'AG du 27 mars

Voici ce que le Chef a écrit dans un message à l'AG lorsqu'il a appris que des des grèves l'empêchaient d'y participer:

... Je tenais à venir pour remercier les adhérents qui font d'énormes efforts depuis des années pour les investissements dans Toléha et rencontrer certains que je n'ai pas eu l'occasion de connaître. Je m'excuse auprès de l'AG pour ce rendez-vous manqué et donne mandat à Louis Sabot pour me représenter à cette instance. Tout en espérant de vous voir dans quelques jours, je vous adresse mes salutations distinguées.

Le Chef de Toléha / Boulma

 


 

Le peintre de Kouma

Chaque séjour est marqué par de nombreuses rencontres, elles sont émouvantes, drôles, inquiétantes parfois, mais toujours inattendues et marquantes ... nous naviguons vraiment dans un autre monde.

la fresque du dancing de Kouma 

En janvier 2009, nous avons connu un jeune peintre dont nous avions déjà vu des oeuvres puisque c'est lui qui a décoré l'entrée de la concession du Chef à Boulma. Cette fois-ci, il voulait peindre sur les murs d'un dancing inauguré depuis peu à Kouma (dans les village de brousse, le dancing est un espace délimité par un mur de torchis et dont le sol a été cimenté et où des soirées sont organisées).

Il est venu nous voir pour nous demander une petite aide ... pour pouvoir acheter des pinceaux (il n'avait jamais pu s'en payer!). A notre question: ''Comment avez-vous fait pour peindre jusqu'ici? '' il a répondu: ''Avec un bout de bois sur lequel je mettais un morceau de coton.''

Alors, bien que l'art ne soit pas une des priorités de LTGA, nous avons mis la main à la poche et nous ne l'avons pas regretté: quelques jours plus tard, nous étions invités à découvrir la fresque; elle était cachée derrière un tissu, selon la tradition, et nous avons bientôt admiré in étalon, symbole du Burkina, et un lion de face nous représentant: ''Comme ça, nous a-t-il dit, vous purrez nous voir depuis la France et ne jamais nous oublier ... '' 

 


 

Pendant que  la folie de la préparation des fêtes battait son plein en Europe, voici ce que deux parrainés nous ont dit de leurs fêtes de fin d'année:

Au village, nous dit un élève de Yako, rien de particulier ne se passe à Noël ou au premier de l'an, en dehors des services religieux pour les chrétiens, car si l'on mangeait mieux que d'habitude, comment se débrouillerait-on pour simplement manger les jours suivants.

En ville, la situation est un peu différente: tous les membres de la grande famille qui ont pu se déplacer se retrouvent chez le plus âgé et il y a un repas de fête. Au menu, des chips ou des popcorn, du poulet coupé en tout petits morceaux pour que chacun puisse en avoir. si on est un peu plus aisé, on remplacera la bouillie de mil par du riz, ou mieux encore par des pâtes.

 


  

Ilboudo Sidkiéta, 1er parrainé de LTGA

ILBOUDO Sidkiéta Je suis l’un des premiers parrainés de LTGA.

Mes parrains se sont investis à 100% pour mon devenir meilleur ... Du 1er cycle de ma scolarité à la fin de mes études universitaires, les frais de ma scolarité et mon pécule mensuel furent assurés par ce couple/LTGA ... Un soutien inestimable. Quel parent aurait pu mieux faire pour son fils ? En 13 ans, je ne suis jamais retourné au village pour y demander du mil. C’est pour dire que LTGA m’a assuré un parrainage sans défaillance. Hélène et Jean / LTGA ont fait de moi un homme, un village, un pays, un continent ... Au village on ne cesse de demander, et ton Papa, ta Maman ? Ils ne cessent de dire haut et fort, comme le soulignait mon père : «certes, nous t’avons mis au monde, nous sommes tes parents biologiques mais tes vrais parents restent et demeurent CE COUPLE ».  LTGA, en ma personne que vous avez aidée tant dans les études, que sur le plan social, c’est toute une famille, un village que vous avez bâti. Ces parrains m’ont donné ce qu’un enfant peut espérer de mieux dans cette vie. Ils sont ceux que j’ai de plus cher dans ma vie.
 

Pour le texte intégral du témoignage de Sidkiéta, cliquez ici...


       Marie-Claire et Jean en déplacement    le manuscrit de Marie-Claire  le manuscrit de Marie-Claire

J'ai eu l'occasion de découvrir le Burkina Faso avec Hélène, Anne-Marie, Jean et Louis de LTGA. Je ne connaissais pas l'Afrique si ce n'est par divers reportages. Comme beaucoup d'Européens, j'avais au départ, quelques idées préconçues à savoir que les Africains sont très demandeurs et pas toujours preneurs au niveau de diverses initiatives et de travaux divers...
Il faut savoir que dans ce pays où la misère est omniprésente manger un plat de mil par jour aussi bien pour les enfants que pour les adultes est un luxe.
J'ai eu donc envie d'aller sur le terrain voir comment travaillent ces gens et comprendre le fonctionnement de l'association et par la même occasion de découvrir l'Afrique profonde.
J'ai ainsi été plongée au coeur du Burkina et de sa misère et je voudrais dire mes ressentis lors de ce séjour en Afrique du 11 juin au 10 juillet 2008.

Pour le texte intégral du témoignage de Marie-Claire, cliquez ici

 

Reconnaissance des parrainés de Ouaga

Batik offert par les parrainés de Ouaga  


Les parrainés de Ouaga viennent d’exprimer leur reconnaissance en offrant à Libère Ton Génie un batik  qu’ils ont commandé spécialement à un artisan. Cette œuvre est un témoignage de la rencontre de jeunes burkinabé avec LTGA. 

 


 

 Le barrage de Boulma : dommage!
                   

     En septembre dernier, un jeune adhérent, qui entrait à l’ENTPE (Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat) dans l’agglomération lyonnaise, nous a demandé ce qu’il pourrait faire au Burkina avec un petit groupe d’Ingénieurs Sans Frontières (ISF) qu’il se proposait de mobiliser.

 ingenieurs1             ingenieurs2


    Nous avons pensé immédiatement à l’étude technique nécessaire à la réhabilitation du barrage Boulma, détruit il y a de nombreuses années déjà.


    Après plusieurs échanges par courriel, une réunion fut organisée à l’ENTPE le soir du 14 novembre. Y participèrent les élèves ingénieurs intéressés par ce projet, soit qu’ils puissent aller sur le terrain, soit qu’ils prévoient de travailler sur le dossier, le Responsable ISF Rhône-Alpes, la Présidente d’ISF Lyon, Thibault, l’un des trois premiers ingénieurs d’ISF Marseille-Provence venus à Namassa en 2001, ainsi que nous-mêmes pour LTGA.

Une nouvelle rencontre eut lieu le 9 mars, au cours de laquelle des difficultés sont apparues, rendant malheureusement irréalisable ce projet avec ces jeunes d'ISF.

Il nous faut chercher une autre solution. 

                                                       Hélène Giraud et Jean Schnorf (mai 2008)

 


 

 Le mot du président:

Mon souvenir le plus marquant        

    En février 2000, j’étais, cette fois-là, seul membre de LTGA présent au Burkina. La veille de mon retour en France, je suis passé par Namassa où les villageois construisaient un logement d’instituteur dont nous financions les matériaux.

    Là, des habitants du village m’ont emmené voir un barrage dans lequel s’ouvrait une large brèche. En amont, le vaste espace couvert normalement par l’eau était bien visible, sec et craquelé sous le soleil.

    Les hommes qui m’accompagnaient m’ont expliqué, en quelques phrases, que les bêtes devaient aller boire à 14 kilomètres, que des puits alentour étaient taris, et m’ont exprimé leur désolation, la même désolation que celle du lieu où nous nous trouvions.

    Pour moi, ce fut aussitôt décidé, il FALLAIT trouver une solution pour reconstituer ce plan d’eau.        

zébus au bord du bouli de Namassa

 
    Six ans et quelques mois plus tard, après beaucoup d’acharnement, ça y est, le barrage est reconstruit et le bassin est plein.  

    Merci à tous ceux qui y ont participé.

                                    Jean Schnorf
 

   
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