Le Chef avait prévu de venir en France pour participer en personne à l'AG du 27 mars
Voici ce que le Chef a écrit dans un message à l'AG lorsqu'il a appris que des des grèves l'empêchaient d'y participer:
... Je tenais à venir pour remercier les adhérents qui
font d'énormes efforts depuis des années pour les investissements dans
Toléha et rencontrer certains que je n'ai pas eu l'occasion de
connaître. Je m'excuse auprès de l'AG pour ce rendez-vous manqué et
donne mandat à Louis Sabot pour me représenter à cette instance. Tout en
espérant de vous voir dans quelques jours, je vous adresse mes
salutations distinguées.
Le Chef de Toléha / Boulma
Le peintre de Kouma
Chaque séjour est marqué par de nombreuses rencontres,
elles sont émouvantes, drôles, inquiétantes parfois, mais toujours
inattendues et marquantes ... nous naviguons vraiment dans un autre
monde.
En janvier 2009, nous avons connu un jeune peintre dont
nous avions déjà vu des oeuvres puisque c'est lui qui a décoré l'entrée
de la concession du Chef à Boulma. Cette fois-ci, il voulait peindre sur
les murs d'un dancing inauguré depuis peu à Kouma (dans les village de
brousse, le dancing est un espace délimité par un mur de torchis et dont
le sol a été cimenté et où des soirées sont organisées).
Il est venu nous voir pour nous demander une petite aide
... pour pouvoir acheter des pinceaux (il n'avait jamais pu s'en
payer!). A notre question: ''Comment avez-vous fait pour peindre
jusqu'ici? '' il a répondu: ''Avec un bout de bois sur lequel je mettais
un morceau de coton.''
Alors, bien que l'art ne soit pas une des priorités de
LTGA, nous avons mis la main à la poche et nous ne l'avons pas regretté:
quelques jours plus tard, nous étions invités à découvrir la fresque;
elle était cachée derrière un tissu, selon la tradition, et nous avons
bientôt admiré in étalon, symbole du Burkina, et un lion de face nous
représentant: ''Comme ça, nous a-t-il dit, vous purrez nous voir depuis
la France et ne jamais nous oublier ... ''
Pendant que la folie de la préparation des fêtes battait son plein en
Europe, voici ce que deux parrainés nous ont dit de leurs fêtes de fin
d'année:
Au village, nous dit un élève de Yako, rien de particulier ne se
passe à Noël ou au premier de l'an, en dehors des services religieux
pour les chrétiens, car si l'on mangeait mieux
que d'habitude, comment se débrouillerait-on pour simplement manger les
jours suivants.
En ville, la situation est un peu différente: tous les membres de la
grande famille qui ont pu se déplacer se retrouvent chez le plus âgé et
il y a un repas de fête. Au menu, des chips ou des popcorn, du poulet
coupé en tout petits morceaux pour que chacun puisse en avoir. si on est
un peu plus aisé, on remplacera la bouillie de mil par du riz, ou mieux
encore par des pâtes.
ILBOUDO Sidkiéta
Je suis lun des premiers parrainés de LTGA.
Mes parrains se sont investis à 100% pour mon devenir meilleur ...
Du 1er cycle de ma scolarité à la fin de mes études universitaires, les
frais de ma scolarité et mon pécule mensuel furent assurés par ce
couple/LTGA ... Un soutien inestimable. Quel parent aurait pu mieux
faire pour son fils ? En 13 ans, je ne suis jamais retourné au village
pour y demander du mil. Cest pour dire que LTGA ma assuré un
parrainage sans défaillance.
Hélène et Jean / LTGA ont fait de moi un homme, un village, un pays, un
continent ...
Au village on ne cesse de demander, et ton Papa, ta Maman ? Ils ne
cessent de dire haut et fort, comme le soulignait mon père : «certes,
nous tavons mis au monde, nous sommes tes parents biologiques mais tes
vrais parents restent et demeurent CE COUPLE ». LTGA, en ma personne
que vous avez aidée tant dans les études, que sur le plan social, cest
toute une famille, un village que vous avez bâti.
Ces parrains mont donné ce quun enfant peut espérer de mieux dans
cette vie. Ils sont ceux que jai de plus cher dans ma vie.
Pour le texte intégral du témoignage de Sidkiéta, cliquez ici...
J'ai eu l'occasion de découvrir le Burkina Faso avec Hélène,
Anne-Marie, Jean et Louis de LTGA. Je ne connaissais pas l'Afrique si
ce n'est par divers reportages. Comme beaucoup d'Européens, j'avais au
départ, quelques idées préconçues à savoir que les Africains sont très
demandeurs et pas toujours preneurs au niveau de diverses initiatives
et de travaux divers...
Il faut savoir que dans ce pays où la misère est omniprésente manger un
plat de mil par jour aussi bien pour les enfants que pour les adultes
est un luxe.
J'ai eu donc envie d'aller sur le terrain voir comment travaillent ces
gens et comprendre le fonctionnement de l'association et par la même
occasion de découvrir l'Afrique profonde.
J'ai ainsi été plongée au coeur du Burkina et de sa misère et je
voudrais dire mes ressentis lors de ce séjour en Afrique du 11 juin au
10 juillet 2008.
Pour le texte intégral du témoignage de Marie-Claire, cliquez ici
Reconnaissance des parrainés de Ouaga
Les
parrainés de Ouaga viennent dexprimer leur reconnaissance en offrant à
Libère Ton Génie un batik quils ont commandé spécialement à un
artisan. Cette uvre est un témoignage de la rencontre de jeunes
burkinabé avec LTGA.
Le barrage de Boulma : dommage!
En septembre dernier, un jeune adhérent, qui entrait à lENTPE (Ecole Nationale des Travaux Publics de lEtat) dans lagglomération lyonnaise, nous a demandé ce quil pourrait faire au Burkina avec un petit groupe dIngénieurs Sans Frontières (ISF) quil se proposait de mobiliser.
Nous avons pensé immédiatement à létude technique nécessaire à la réhabilitation du barrage Boulma, détruit il y a de nombreuses années déjà.
Après plusieurs échanges par courriel, une réunion fut organisée à lENTPE le soir du 14 novembre. Y participèrent les élèves ingénieurs intéressés par ce projet, soit quils puissent aller sur le terrain, soit quils prévoient de travailler sur le dossier, le Responsable ISF Rhône-Alpes, la Présidente dISF Lyon, Thibault, lun des trois premiers ingénieurs dISF Marseille-Provence venus à Namassa en 2001, ainsi que nous-mêmes pour LTGA.
Une nouvelle rencontre eut lieu le 9 mars, au cours de laquelle des difficultés sont apparues, rendant malheureusement irréalisable ce projet avec ces jeunes d'ISF.
Il nous faut chercher une autre solution.
Hélène Giraud et Jean Schnorf (mai 2008)
Le mot du président:
Mon souvenir le plus marquant
En février 2000, jétais, cette fois-là, seul membre de LTGA présent au Burkina. La veille de mon retour en France, je suis passé par Namassa où les villageois construisaient un logement dinstituteur dont nous financions les matériaux.
Là, des habitants du village mont emmené voir un barrage dans lequel souvrait une large brèche. En amont, le vaste espace couvert normalement par leau était bien visible, sec et craquelé sous le soleil.
Les hommes qui maccompagnaient mont expliqué, en quelques phrases, que les bêtes devaient aller boire à 14 kilomètres, que des puits alentour étaient taris, et mont exprimé leur désolation, la même désolation que celle du lieu où nous nous trouvions.
Pour moi, ce fut aussitôt décidé, il FALLAIT trouver une solution pour reconstituer ce plan deau.
Six ans et quelques mois plus tard, après beaucoup dacharnement, ça y est, le barrage est reconstruit et le bassin est plein.